Surmonter ensemble
Pour Dominique Hervieu, directrice de la Maison de la
Danse et de la Biennale de Lyon, maintenir et resserrer les liens
entre les professionnels comme avec le public est essentiel.
Quel impact a sur la Maison de la Danse et sur la culture en général la pandémie de Covid-19 ? Des effets très difficiles : 200 représentations et 40 spectacles annulés, 2 millions d’euros de billetterie remboursés, la mise au chômage partiel de la plupart de nos équipes. Mais la crise a aussi des côtés positifs pour l’ensemble du monde culturel : avec Les Nuits de Fourvière, l’Opéra de Lyon, Pôle Pik, le Centre chorégra- phique national de Rillieux-la-Pape, nous avons créé une véritable communauté chorégraphique au service des artistes et de leur survie. Dans le grand chamboule-tout des plannings, plus question de se disputer une exclusi- vité. Chacun, programmateur ou chorégraphe, a mieux compris le métier de l’autre et ses contraintes écono- miques. Par ailleurs, si les captations et la fréquenta- tion doublée de notre site Numéridanse ont donné un accès direct à la culture chorégraphique, on a pu aussi vérifier que le numérique finit par se saturer lui-même…
Dans ces circonstances, quel rôle joue un partenaire tel que la Fondation BNP Paribas ? Celui d’une chaîne vertueuse de solidarité. Le soutien de la Fondation finance les actions que nous avons menées, en cette période de crise, envers les publics éloignés, les hôpitaux, et les enfants en décrochage scolaire afin qu’ils maintiennent un lien avec la culture. Nous par- tageons les mêmes valeurs, la même vision d’un lien humaniste à l’art, au plus près des gens et du terrain.
Quels enseignements ou résolutions pour l’avenir tirez-vous de cette crise ? Réduire nos déplacements grâce à l’usage de la visio- conférence, accorder une attention accrue aux per- sonnalités locales, que l’on avait tendance à négliger à force de regarder le monde entier, et se concentrer sur les artistes qui seront capables de donner du sens à ce qui nous a manqué.
bnp paribas