aujourd’hui un investissement de KL Felicitas, peut mettre plusieurs années à étoffer son activité, au point que les fonds perçus n’ont pour fonction, dans un premier temps, que de financer le marketing. Tout comme dans le cas des start-up dédiées aux hautes technologies, beaucoup vont déposer le bilan – ou le devraient, soit parce qu’elles ne satisfont pas à la demande, soit parce qu’un meilleur produit est disponible à moindre coût, ou encore parce que les entrepreneurs sont de piètres managers. Quelques-unes survivront cependant, et ce sont celles-là qui feront la différence.
Parmi les nouvelles générations d’entrepreneurs, qu’ils soient établis dans la Silicon Valley, à New York, à Shanghai ou à Paris, il y a ce désir de changer le monde par le biais de la philanthropie, allié au refus de considérer l’activité des oeuvres caritatives comme un remède temporaire à de profondes blessures. Ces jeunes donateurs sont prêts à expérimenter une telle philosophie et à en accepter les risques. Voilà un mouvement aux perspectives réjouissantes, dont les Kleissner sont les pionniers. Le légendaire Johnny Appleseed a, en son temps, parcouru l’Amérique, semant des graines qui se sont épanouies pour donner naissance aux vergers de pommes du pays. Les graines des Kleissner, quant à elles, ont été disséminées de par le monde, de la Californie à l’Inde en passant par l’Europe centrale. Nous n’en sommes qu’aux prémices, mais déjà, nous avons hâte de les voir bourgeonner et fructifier. Le Grand Prix BNP Paribas honore le courage des Kleissner et leur engagement en faveur de l’alliance entre philanthropie et innovation.
Suzanne Berger Présidente du comité de sélection Prix BNP Paribas de la Philanthropie individuelle
